Nous sommes des femmes et hommes engagés au sein du Parti de Gauche, de la Gauche Unitaire, du Parti Communiste Français, syndicalistes, associatifs, citoyens, qui tous ensemble, allons donner vie dans les urnes à l’alternative politique indispensable pour contrer l’Europe libérale.

Partout en France, ça bouge dans les entreprises.

Et toutes les exigences qui s'expriment dans ces luttes nous allons les porter avec le mouvement social jusqu'au 7 juin. Toutes ces exigences qui s'expriment dans ces luttes nous allons les rendre incontournables le 7 juin, avec le front de gauche, pour changer en France et changer d'Europe !

Tout le monde aujourd'hui est pour le changement. Même le président Sarkozy nous a promis la main sur le cœur de moraliser le capitalisme. A l'époque il était président de l'Europe : tout allait bouger, tout allait changer. Et on allait voir ce que l'on allait voir, et on a vu !

On a vu la crise se généraliser partout en Europe et toucher le plus gravement ceux qui avaient fait le pari du tout marché pour faire payer la facture de leurs échecs aux travailleurs.

Devant la faillite de ses meilleurs élèves qu’a fait l'Union européenne ? Que font l'Union et les gouvernements des 27 qui ont été les complices de l'enfoncement dans la crise du capitalisme ? Ils continuent comme avant !

Ils continuent comme en France où l'on donne aux banques, à PSA ou à Renault des milliards dégagées en une seule nuit et qui seront bientôt si on les laisse faire transformés en dividendes ! Mais rien pour les salaires, l’emploi, les services publics…

Ils continuent dans un même élan les Sarkozy et les défenseurs de la directive temps travail à se draper en partisans des travailleurs qui se lèvent tôt. Mais quand l'on voit le chômage dans les usines et les 84 milliards de profits du CAC 40, avec ces gens-là l'avenir appartient d'abord à ceux dont les salariés se lèvent tôt !

Tous ont décidé la casse des services publics au nom de la concurrence libre et non faussée ; tous ont laissé mourir l'industrie au nom d'une stratégie de Lisbonne misant tout sur la finance pour les plus diplômés et les services à la personne pour les autres ; tous ont décidé le sacrifice des salaires au nom de la liberté des capitaux pour aller chercher la rentabilité la plus haute ! Tous ont opposé les territoires d'Europe entre eux comme s'il fallait continuer de reléguer l'est de l'ouest ou le sud du nord !

Et en refusant aujourd'hui de prendre acte de leur échec et donc de rompre avec ce libéralisme, nous disons qu’ils sont tous responsables et coupables ces députés libéraux et sociaux démocrates, coupables du séisme social qui dévaste notre économie. A Amiens, les Goodyear, les Dunlop, les Valeo, les Whirlpool et aujourd’hui les Automotives en font le constat amer. Aussi devant un tel bilan, ils méritent bien une immense contestation populaire ! Une insurrection civique et populaire dans les urnes ! un vote sanction !

Le monde est face à une crise profonde et durable. Chaque jour qui passe voit 3000 chômeurs de plus en France. Personne ne peut dire aujourd’hui les dégâts humains, économiques démocratiques qu’elle peut encore produire.

Alors oui il faut que les peuples reprennent la main. Il faut qu'ils changent d’Europe !

Une Europe qui ne laissera pas son destin régi par la Bourse ou les capitaines des grandes fortunes, des grandes industries.

Une Europe où ni les généraux de l'OTAN ni les décideurs de Bruxelles ni leurs amis du patronat ne compteront plus que les citoyens et citoyennes.

Et c'est bien par ce bout-là, celui de la démocratie et du partage des pouvoirs que nous proposons de faire l'Europe !

L’Europe des échanges culturels et de la mise en commun des savoirs ! L’Europe d'un nouveau mode de développement bâti par les ouvriers, les techniciennes, les ingénieurs au service des populations ! L’Europe de la promotion des capacités humaines, du respect des droits, de l'éducation, la santé, la culture, de l’emploi et des salaires… L’Europe où les femmes participeraient à égalité aux prises de décision ! L’Europe sachant produire ce dont elle a besoin et donc portant l'ambition d'une industrie forte, écologique et riche en emplois ! L’Europe de la paix engagée pour le désarmement et la coopération entre les peuples.

Notre Europe c'est celle de l'accueil des hommes et femmes du monde où il n’y aurait pas de « sans-papiers » mais des citoyennes et citoyens participant par leur vote à toutes les décisions ; des salariés de plein droit et pas ces hommes et femmes que l'on maintient dans la peur et la surexploitation. Et pour tout cela il faut battre le clan des libéraux et des sociaux démocrates ! Les battre, c'est d'abord rétablir la vérité quand ils multiplient les mensonges !

Et celles et ceux qui défendent l'intérêt général, celles et ceux qui défendent le bien commun en France et en Europe, c'est nous ! Ce sont les syndicats en lutte ! Et c’est le front de gauche.

Le chemin pour sortir de la crise n'est pas celui que nous proposent ceux qui nous y ont plongés.

Aussi, le Front de Gauche lance un appel à tous les hommes et les femmes dont les fins de mois commencent dès le premier jour du mois; à celles et ceux qui face au pouvoir ne comptent jamais; à ces hommes et femmes que Boutin veut chasser de leur logement et à qui Bachelot veut fermer leur hôpital !

Nous nous adressons à tous ceux qui se sont opposés à la privatisation des services publics, au travail de nuit des femmes, à l’allongement du temps de travail et toutes ces directives libérales.

Alors récusons ensemble l’alliance de la droite et des socio-libéraux au Parlement européen qui à chaque séance parlementaire votent d’une même voix des directives mortifères.

C’est pour cela que le Front de Gauche est disponible. Pour sur le seul vote qui portera jusqu'au bout le refus de l’Europe libérale et du traité de Lisbonne. Et dans l'unité du peuple de gauche, ce sont nos vies notre pouvoir d'achat nos libertés que nous pourrons gagner !

Oui quand on est de gauche en Europe on soutient le front de gauche ! Nous sommes la gauche qui s’intéresse au pays d’avantage qu’à elle-même. Nous sommes la gauche qui sait que l’on peut en finir avec la crise. Mais nous savons qu’elle nécessite une nouvelle majorité politique pour inverser le rapport des forces à gauche.

Le 7 juin, notre vote décidera de la démocratie et du choix d'un nouveau mode de développement !

Une nouvelle insurrection civique est indispensable ! Comme en 2005, nous appelons à une insurrection civique contre le programme des chefs d'État européen à Bruxelles qui déclaraient-ils-y a peu de temps encore qu’il fallait, je cite : - "plein respect des règles de concurrence" - "Souligner que le protectionnisme n'est pas une réponse à la crise actuelle" - «promouvoir l'ouverture des marchés» «au niveau mondial» et «au plan interne. C'est consternant! Voila le bilan de cette folie: l'Europe ce devait être la solution, mais maintenant l'Europe c'est le problème. L'Europe va mourir du libéralisme. Pour nous il faut faire le contraire de ce programme.

Il faut des pouvoirs aux travailleurs leur permettant d’intervenir sur l’utilisation de l’argent et la gestion des entreprises !

Les députés communistes et du Parti de Gauche proposent de mettre en débat des lois novatrices. Le 28 mai, ce sera une première étape, un tour de chauffe, les députés communistes et du PG soumettront au vote trois projets de lois pour porter à l’Assemblée nationale les exigences des mouvements sociaux.

Ils porteront des propositions alternatives visant notamment à prévenir et interdire les licenciements économiques et à sauvegarder l’emploi, à augmenter les salaires, à donner des droits nouveaux aux salariés et à leurs instances représentatives, à promouvoir une autre répartition des richesses. Nous regarderons attentivement le vote de tous les députés. Par la suite le 7 juin, seconde étape, c’est nous qui votons. Notre premier adversaire c'est l'abstention. Si l'implication populaire est bien la clef de toute solution, alors l'élection européenne est une chance. Oui une chance car le peuple va parler. Le peuple doit parler. Il a le pouvoir avec ses bulletins de vote de renverser la donne. Il peut imposer ses priorités politiques. Nous voulons commencer maintenant, de cette façon, la révolution par les urnes dont ce pays à tant besoin. C'est pourquoi, nous disons des à présent que notre premier adversaire dans cette élection c'est l'abstention. Le peuple absent des urnes! C'est le rêve de tous ceux pour qui le peuple présent dans la politique est un cauchemar.

Ce sera une élection politique décisive Ceux qui disent que cette élection ne compte pas nous mentent! Comment pourrait-elle ne pas compter! C'est la première élection politique nationale depuis la présidentielle! Les bulletins de vote vaudront donc bilan! Ce sera la dernière élection politique sur un sujet global avant la prochaine élection présidentielle! Les bulletins de vote vaudront donc projet. Que l’on ne nous dise pas que ce n'est pas la question posée par une élection européenne. Au contraire! Car cette élection unit comme jamais, indissolublement, la politique européenne et la politique nationale. Voici pourquoi.

La politique du quotidien C'est en application des politiques décidées au niveau européen que la vie quotidienne des français est mise aux normes libérales. Et avec quelle ampleur! Depuis 1992, 37000 règlements et 6000 directives, chaque année 700 directives nouvelles entrent en application. 80 % des lois qui s'appliquent à nous sont des transpositions de directives. 100% de nos lois doivent être conformes aux traités européens, et rien de tout cela ne se fait sans l'accord des gouvernements nationaux. Nous allons le 7 juin corriger une injustice, un hold-up démocratique. Nous n’avons jamais admis que le «non» des français en 2005 ait été méprisé et bafoué et que ce soit le représentant des français qui ai lui-même commis ce mauvais coup. est une forfaiture! Nous n'avons jamais admis la légitimité du Traité de Lisbonne! Il est la copie en plus long et en plus compliqué du Traité Constitutionnel que le peuple français a repoussé. Nous n'avons jamais admis, la confiscation de la décision qu'a été l'adoption par le parlement de ce traité. Nous sentons encore la brulure de la colère que nous ont inspiré les députés et sénateurs, socialistes, Verts et Radicaux de gauche qui par leurs votes au congrès de Versailles ont rendu possible cette honteuse manœuvre! L'honneur de notre démocratie, à gauche a été sauvé par les parlementaires communistes et ceux des socialistes qui ont été fidèles au mandat populaire.

La droite et PS ne mènent pas campagne ! Pourquoi ? Ils craignent de répondre de leur bilan désastreux. Pire, ils redoutent d’affirmer la continuité de leurs projets sinistres et barbares soumis aux diktats des marchés. Pire encore, derrière l’écran de fumé du projet dit social du PS « il manifesto », vous découvririez un inventaire à la Prévert d’alignement social européen par le bas, au moins disant, au moins prometteur… un exemple s’il en fallait un ! Un smic européen de 800 euros quand dans le même temps nous l’exigeons à 1600 euros… C'est pourquoi il est essentiel d'avoir des porte-voix des députés qui soient de véritables combattants au parlement européen.

Oui, voter pour le front de gauche le 7 juin, c’est se donner des députes qui seront en lien permanent avec le mouvement social et démocratique et qui mettront des bâtons dans l’engrenage libéral et qui, sans cesse, feront avancer dans les 27 pays de l’Union des propositions pour changer d’Europe.

Nous nous souvenons qu’en 2005 tous les médias et la plupart des forces politiques faisaient campagne pour le oui. Mais peu à peu, la chaîne populaire s’est mise en place et rien n’a pu l'arrêter. Alors ? Pourquoi ce que nous avons fait en 2005, nous ne pourrions le refaire aujourd’hui alors que la crise appelle le débat politique et convoque la question européenne ?

Tous et toutes ensemble nous pouvons bousculer l'ordre établi ! Nous pouvons mettre au pouvoir nos attentes et nos espoirs, il nous reste trois semaines et demi…

Aussi c'est parti !

Le 7 juin avec le front de gauche, nous allons faire évènement ! Au soir du 7 juin, à gauche, rien ne sera plus jamais comme avant.