Monsieur le Maire, Mes cher-e-s collègues,

Nous avons écouté avec beaucoup d’attention Mr le Maire votre intervention de politique générale, volontariste et ambitieuse pour les amiénois-e-s, un propos fidèle aux engagements politiques que nous avons écrits ensemble, mais empreint d’interrogations et critiques sur les dispositions de l’Etat afin de nous accompagner.

Un propos, étayé par Mr Jacques Lessard qui a rappelé le contexte particulier qui place nos finances locales sous le signe de l’incertitude, bousculées qu’elles sont par des déclarations d’intentions de l’Etat qui conduisent notre ville à un devoir d’extrême prudence face à l’aléa des dotations qui sont à ce jour méconnues.

Faudra t-il attendre Noël ? J’ai bien peur que ce soit plutôt le père fouétard qui se rappel à nous !

Nous avons écouté avec attention les orientations politiques de l’ensemble des membres de l’exécutif par délégation pour la mise en chantier du projet 2010. Nous y souscrivons pleinement. Nous apporterons dans notre intervention des propositions qui vont dans le sens de notre engagement collectif en matière de solidarité, de démocratie et de poursuite des efforts en direction du logement, des écoles et du cadre de vie.

Nous avons également écouté et entendu les propos « critiques » de nos collègues du MPA-Avenir… oui nous avons bien dit MPA et non NPA… Je vous rassure mes cher-e-s collègues, vous n’êtes pas habillés « d’antilibéralisme » sur ce débat… bien au contraire… vous êtes et resterez des collègues fidèles à l’empreintes du Sarkosysme dans notre hémicycle.

J’ai tout de même relevé dans les propos de Mme Griffoin, la proposition de mise en place à Amiens d’une structure innovante en matière de lutte contre les maltraitances au travail, un observatoire des abus. Amiens pourrait être une ville pilote en ce domaine… chasser les entreprises au management douteux…et bien je dits banco et je commencerais pas mettre les pieds dans une célèbre grande école de commerce d’Amiens avec l’accord de Mme Isabelle Mathieu !

Nous avons également apprécié et écouté les propos critiques de Mr Fred Thorel au nom du groupe indépendant nous invitons à faire face à la crise par l’investissement. Investissons, investissons, investissons…

Nous allons peut-être commencer par régler certaines dettes laissées en héritage.

A ce jeu de l’investissement il faut reconnaître que Mr De Robien a été visionnaire. Il a su investir avant la crise, mais patatras, la crise est tout de même arrivée. Cela n’a pas été utile pour mettre les amiénois à l’abri et maintenant il va falloir payer. Il est évidemment impossible d’aborder les enjeux du budget 2010 sans tenir compte de la crise financière qui parcourt toujours le monde. Parce que cette crise rebat les cartes. Parce qu’elle nous fait entrer dans une période nouvelle. Parce qu’elle exige de nous des réponses nouvelles. Parce que -surtout - cette crise a des conséquences sur notre ville et sur la vie de ses habitant, relayé pare les décisions d’austérité du gouvernement qui planent sur notre collectivité. Excusez moi d’ouvrir la boite à gifle, mais à force de se faire karchériser, il va me falloir rétablir un certain équilibre La réforme des collectivités territoriales et de la fiscalité vise avant tout une déstabilisation des institutions. Au moment ou se développent des actions importantes pour la défense de la conception française du service public et ou nous célébrons le 25ème anniversaire du statut de la Fonction publique territoriale comme composante du statut des fonctionnaires. Avec les réformes des finances locales c’est un bouleversement de notre institution et de sa capacité à répondre aux besoins des populations qui nous préoccupent. Une nouvelle perte d’autonomie de gestion se profile avec la suppression de la T.P. Une asphyxie financière de notre collectivité se prépare. Avec le projet de loi de finances pour 2010, le but est explicitement donné : « faire contribuer les collectivités locales à l’effort de réduction du déficit public », or seul l’Etat vote aujourd’hui son budget de fonctionnement en déficit et empreinte pour l’équilibrer avec des taux plus qu’étonnant. C’est peut-être le remerciement des banques qui s’opère après le renflouement à coup de milliards d’un naufrage financier. Merci l’Etat. Il s’agit donc de sanctionner les collectivités vertueuses pour pallier à la gabegie de l’Etat. Jugez plutôt… l’Etat est endetté à hauteur de 1420 milliards d’euros quand les collectivités le sont de 140 milliards, soit 10% de l’endettement national. Chacun appréciera le souci de l’Etat ou plutôt son obsession, emporter dans son fiasco, chaque miette d’euro pouvant être glané sur le dos des politiques publiques, nos politiques. La mesure phare de l’Etat dans la loi de finance 2010 consiste en la suppression de la TP sur les investissements productifs. Sa suppression n’étant pas compensée par des recettes fiables ne permettant plus d’anticiper sur plusieurs années nos projets à réaliser. On le constate, avec le projet de loi de finances 2010 il y aura perte du lien entre entreprise et territoire, perte pour les communes du lien avec l’activité économique. Avec cette reforme des finances locales et celle des collectivités territoriales, c’est un véritable bouleversement des institutions et de leurs capacités à répondre aux besoins des populations qui se prépare. Alors que les charges qu’il nous faut assumer ne cessent de grandir, les recettes de notre collectivité décroissent, nos marges de manœuvres se réduisent. Loin d’être responsable du déficit de l’Etat, nos investissements au contraire soutiennent l’économie et l’emploi et les services que nous rendons aux habitants dans les domaines de la vie quotidienne le prouvent. Il serait tout de même scandaleux que l’Etat force la main à notre collectivité pour inciter à une plus grande contribution des ménages au profit de la diminution de celle des entreprises, de celles et ceux qui engrangent des bénéfices et qui ne seraient plus soumis à l’impôt qui est un fondement de la solidarité nationale et que dire des privilégiés, protégés par un bouclier fiscal honteux ! Nous rappelons que si une réforme de la fiscalité locale est indispensable, elle doit reposer sur une plus grande équité pour les ménages face à l’impôt et dégager de nouvelles ressources pour les collectivités, sans pénaliser l’activité économique, l’emploi et l’attractivité de nos services publics. Pour toutes ces raisons, les élus communistes et citoyens dénoncent le projet de réforme des collectivités qui résonne comme une asphyxie programmé de notre autonomie d’initiative. Compression des ressources de l’Etat, réduction des dotations, transfert de nouvelles charges, baisse des compensations financières dues à la commune… Ces choix sont intolérables et dangereux. Ils hypothèquent l’avenir au quotidien de nos populations. Nos services publics et nos politiques de solidarité sont menacés. En bref, c’est notre solidité financière et notre liberté de gestion qui sont bafoués. En résumé, c’est notre fonction à appréhender les besoins locaux pour y apporter nos propres solutions qui est victime du dépeçage d’Etat. Au final, ce sont les femmes, les hommes, les enfants, les plus fragilisés qui seront une nouvelle fois les victimes du « ensemble tout devient possible ». Cela dépend pour qui ? Quid donc de l’Etat ? Et pourtant, le préambule de la constitution de 1946, reprenant les conclusions du Conseil national de la Resistance fournit les principes sur lesquels reposent nos institutions. A savoir : la nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à son développement ; afin d’y parvenir, il reconnait la place éminente des communes et des services publics qui ont ainsi participé au développement culturel, au progrès social et médical, à l’allongement de l’espérance de vie. Chacun appréciera aujourd’hui, qu’il soit un fait d’accueillir Mme Merkel pour consolider les liens d’amitiés entre nos deux pays, mais qu’entre temps, le chef de l’Etat soit reparti en guerre contre les acquis sociaux et républicains obtenus au sortir de la seconde guerre mondiale est un crime national, un viol de la mémoire et la négation du rôle joué par toutes celles et ceux qui ont composé au delà des clivages politiques et pesé dans les décisions du Conseil National de la Résistance et leur application dans le gouvernement d’union nationale. C’est l’histoire contemporaine de notre pays qui est aujourd’hui foulée du pied. Nous pensons au contraire que le moment est venu pour que s’ouvre une opportunité de réappropriation démocratique de notre histoire et de l’éthique républicaine. Réappropriation de notre histoire ? Comment ? La réforme des collectivités territoriales oppose à la structuration éprouvée : commune, département, nation une structuration alternative : Agglo, régions d’Europe tendant à gommer les niveaux antérieurs. La compétence générale de ces niveaux doit être prioritaire, spécialement le niveau national, qui doit s’accompagner d’une réflexion sur la subsidiarité qui peut être mise en œuvre entre ces niveaux et les solidarités qui doivent être organisées à chaque niveau. Il faut qu’il soit clair que l’intérêt général se définit au niveau national si tous les citoyens et leurs regroupements territoriaux doivent concourir, chacun dans leur compétence respective, à sa définition : c’est un principe de la république ; les collectivités territoriales n’ont pas de compétences législatives propres. Mais il y a un autre principe de la république, celui de la libre administration des collectivités territoriales posé dans le cadre constitutionnel actuel par l’article 72 de la constitution. Serions nous alors archaïques pour défendre cette exception culturelle à la Française ? Messieurs Juppé, Raffarin seraient-ils devenus fous pour considérer cette réforme fiscale et territoriale comme une « connerie monumentale » ? Soyons sérieux. La réforme sur les collectivités est un procès à charge injuste, mensonger et démagogique. Elle est l’ultime point d’étape d’un processus qui vise à la suppression des collectivités locales et avec elle, la suppression des services publics locaux que nous mettons en œuvre. Ce n’est pas une réforme démocratique. Moins de moyens pour plus de centralisme et de contrôle, Bonaparte est de retour. Et finalement, heureusement que nous ne sommes pas en région Ile de France, sinon nous aussi nous verrions une partie de notre territoire préempté ou plutôt réquisitionné par l’Etat au nom de l’intérêt général ! Alors un débat d’orientation budgétaire contraint donc, mais qui dans les propos de mes prédécesseurs de la majorité montre notre volonté d’agir et d’être en résistance. D’agir et de respecter notre programme afin de résorber les inégalités sociales, dans cette ville au 27 quartiers respirant un air bien différent selon qu’ils soient composé de familles aisés ou modestes, les services n’étaient pas les mêmes… les attentions non plus, pour ce qui concerne l’ANRU, les retards et les oublis vont être corrigés. Certes ce n’est pas l’Etat qu’il faudra remercier mais l’effort financier de notre collectivité. + 35 millions d’euros, seul, sans un coup de pouce. Pour nous, donc ce budget, en résistance et combatif ne sera pas un budget purement technique en attendant tranquillement le printemps. Car les femmes et les hommes n’hiberneront pas cet hiver, ils continueront de vivre et d’être frappé par la crise, nous allons donc agir, intervenir. Mais avant tout… A quand une ardoise géante sur le parvis de l’hôtel de ville ? Une ardoise géante qui dirait aux Amiénois la note que l’Etat leur doit ? Une ardoise géante en guise d’opération vérité qui inviterait l’Etat à rendre aux Amiénois l’argent qui leur revient ? Et puis, franchement, quand on fait cadeau de 360 milliards d’euros aux banquiers qui font les poches des salariés pour le jouer en Bourse, on peut bien trouver les quelques millions d’euros qu’on doit aux Amiénois. Les effets de la crise sont lourds de conséquences sociales, pour les Amiénois, avec le risque du chômage, la précarité, les difficultés de pouvoir d’achat. Je vous invite d’ailleurs à entendre le cri d’alarme lancé par les associations caritatives Amiénoises très inquiètes, mais aussi par les banques alimentaires en alerte face à l’affluence des demandes. Cela en dit long sur les conséquences sociales de la crise qui risquent de s’aiguiser. Cela en dit long aussi sur les efforts que nous devons déployer pour amortir les effets de la crise sur les Amiénoises et les Amiénois. Cette crise, nous voulons le redire, doit aussi avoir des conséquences sur nos choix politiques. Cette crise, ce krach, c’est aussi un krach idéologique, le krach d’une politique, celle dont la droite nous chante les louanges jusqu’à plus soif. C’est le krach de l’idéologie du tout marché, du tout privé, de l’argent roi, de la concurrence libre et non faussée. Alors, dans ces conditions, la droite Amiénoise ferait mieux de faire profil bas, de mettre en sourdine ses leçons de prudence et de bonne gestion dont elle nous rebat les oreilles à chaque fois qu’elle en a l’occasion. Où devons nous lui rappeler les 150 millions de dette cachée qui se sont invitées dans les exposés des CRAC. Très franchement personne n’y été préparé. Il y a quelque chose d’assez amusant à entendre la droite nous expliquer que nous n’avions pas prévu la crise. Décidément, vos leçons de prospective économique, vous pouvez vous les garder. On a évidemment le droit de tout dire. On n’est pas pour autant obligé de se ridiculiser en disant n’importe quoi aux Amiénois. Alors, pour nous la gauche, à qui les Amiénois ont donné mandat pour gérer, il s’agit précisément de voir comment, dans ce contexte, nous pouvons promouvoir un autre type de développement que celui qui conduisit à la crise. Nous souhaitons que le budget prenne en compte le contexte de crise dans lequel nous sommes. Ce n’est pas faire moins que ce que nous avions prévu. C’est faire au mieux pour répondre aux enjeux de la période. En un mot, la crise et les désengagements de l’Etat ne doivent pas nous inciter à être timorés ou immobiles. Elle doit nous inciter à faire preuve d’audace dans un certain nombre de secteurs clés qui permettent de faire face à la situation. Face au bouclier fiscal nous appelons à renforcer le bouclier social pour amortir les effets de la crise. Dans ce contexte, nous considérons que la Ville doit contribuer à la mise en place d’un véritable bouclier social. Le risque est grand qu’un nombre important d’Amiénois rognent sur les budgets fondamentaux. C’est donc notre rôle d’allumer des contre-feux sociaux, de permettre aux Amiénois d’accéder aux droits les plus essentiels. Nous pensons d’abord au droit au logement pour tous. L’élu e s communiste au sein de la majorité ont largement contribué à impulser cet effort nouveau, ce poste budgétaire réanimé…. Ainsi, pendant que la droite proposait de vendre le logement social et le foncier aux opérateurs privés nous faisons le choix de produire davantage de logements sociaux. Voilà une manière de répondre à la crise. Et les élus communistes seront pleinement mobilisés avec vous monsieur le maire pour faire en sorte que les financements soient au rendez-vous et qu’au terme de la mandature nous ayons atteint le seuil de logements que nous annoncions dans notre programme. Oui à Amiens, chacun doit avoir droit à un logement de qualité, permettez moi de dire « un bel appart, un bon appart» cela n’est pas aujourd’hui les dispositions de Nicolas sarkozy. Nous pensons également important de mettre en place une cellule municipale de veille contre les expulsion locatives et les coupures énergétiques. C’est un dispositif légal, comme il en existe déjà en France, nécessitant un pôle public municipal du logement pour lequel interviendraient les travailleurs sociaux en lien avec les bailleurs publics et privés. Il nous semble opportun de relancer notre proposition d’un plan d’urgence pour faire face à la crise en destination des personnes et des familles touchées par les licenciements ou le chômage partiel ou technique. Nous déciderions ainsi de mettre en place un ensemble d’aides financières ponctuelles… d’aides aux charges de l’habitat d’un montant de 80 euros, d’un prêt sans intérêt pour un an, et selon le contexte familial l’étude de tarifs adaptés et dégressifs pour les enfants durant 3 mois au sein des cantines scolaires et pour l’accueil pré et postscolaire. Parallèlement, nous pourrions envisager une aide à la mobilité pour soutenir les familles à l’occasion de déplacements médicaux, éducatifs, professionnels… Deux propositions novatrices qui pourraient accompagner l’effort déjà considérable que nous avons décidé de confier au budget du CCAS qui cette année encore Mr la Maire fera l’objet d’une revalorisation importante. Nous nous en félicitons. Cela concourt pleinement à nos engagements de résorption des inégalités et des injustices qui ravagent notre territoire. Nous pensons ensuite au droit à la santé. Un 2ème point essentiel pour amortir l’effet de la crise : l’accès à la santé. Nous savons que dans ce domaine les inégalités les plus criantes se font jour et qu’on n’a pas la même espérance de vie selon le milieu auquel on appartient. Amiens est une ville où l’offre de soins publics doit être préservée avec les inquiétudes de fermetures de lits et de suppressions d’emplois que nous pressentons sur le futur regroupement hospitalier Sud… la modernisation des hôpitaux publics ne peut annoncer la rationalisation des moyens, nous devons être vigilant sur le devenir de l’offre public de santé à Amiens, notamment avec les interrogations suscités sur la fermeture de l’hôpital nord et le fort attachement des populations auprès de ce service d’urgence de proximité. Nous pensons également au droit à l’emploi. Nous validons les efforts qui sont proposés dans le domaine de l’innovation. Nous souhaitons aussi que des actions spécifiques soient menées dans les quartiers Politique de la Ville où, non seulement il s’agit d’accompagner les chômeurs à trouver un emploi, mais à veiller à l’implantation d’activités qualifiantes pour celles et ceux qui y résident. Permettez-nous à ce sujet de rappeler que dans ces quartiers culminent 25 à 35% % des demandeurs d’emploi. Il nous faut parier et agir pour un véritable développement économique dans ces quartiers. C’est le sens des politiques de la ville sous l’égide de F.Lec que nous validons dans son orientation et qui rattrape les malheureux oublis d’un dossier resté bien vide sous l’ère de nos prédécesseurs quoi qu’ils en disent. Il est vital d’y développer des services, mais aussi des PME/PMI d’activités dites traditionnelles en capacité de créer des emplois. Bouclier logement, bouclier santé, bouclier emploi, voilà quelques uns des éléments constitutifs du boucler social qui permettra d’amortir les effets de la crise sur les Amiénois et dont vous avez largement abondé Mr le Maire ce soir dans vos interventions pour rassurer les amiénois sur nos politiques volontaires. Pour préparer l’avenir, promouvoir un autre mode de développement Amiens doit donc parer à l’urgence. Dans un contexte particulier. Dans le même temps, Amiens doit contribuer à préparer l’avenir. Et cela suppose de promouvoir un autre mode de développement. La crise signe l’échec des politiques libérales. A nos yeux, Amiens doit contribuer à promouvoir un type de développement nouveau qui contrecarre le choix du tout privé et qu’elle promeuve l’économie sociale et solidaire. Cela suppose que notre ville mette le cap sur les alternatives au tout marchand et que nous revalorisions toutes les politiques de service public. Nous relevons avec satisfaction la poursuite des investissements énergétiques lourds dans les écoles et pour les bâtiments publics. C’est un enjeu et un pari pour l’avenir. Nous nous réjouissons enfin, malgré les menaces qui pèsent sur notre autonomie financière que nous ne soyons pas contraint d’avoir recourt à l’augmentation de la pression fiscale. Respect des engagements, investissements maîtrisés, continuité des services rendus aux amiénois… nous démontrons notre résistance aux politiques d’austérité que l’on aimerait nous imposer. Certains feraient bien de s’en inspirer. Cette année, il nous semble nécessaire de bien rapporter aux amiénois les réalités de notre budget et la fidélité de notre gestion apposée au côté de notre programme municipal. Nous y collons pile poile. Monsieur le Maire, vous l’aurez compris. Dans ce débat budgétaire, vous pourrez compter sur la détermination des élus communistes et citoyens, sur leur combativité, sur leur volonté farouche de réaliser nos engagements communs, unis et solidaires.

Je vous remercie.