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Communistes & Citoyens - Amiens

Dans le dernier numéro d’Amiens Forum, rubrique « tribune libre », une lettre du « courrier des lecteurs » a été publiée sous l’intitulé « la rue Rosenberg ».

Nous respectons et défendons au quotidien le droit à liberté d’expression chèrement acquis et perpétuellement fragilisé. Nous sommes tout aussi vigilants sur l’exactitude de propos qui ne sauraient être gratuits, surtout s’ils paraissent infondés ou de nature diffamatoire.

Nous tenons à exprimer notre vive réprobation quand dans ce même courrier il est insidieusement tenté de ternir l’intégrité, la probité et l’humanisme de Mr René Lamps, accusé d’avoir espionné au service des Soviétiques durant les années 1950…

Tous les Amiénois-e-s ont le souvenir de la riche empreinte laissé par René Lamps pour la ville d’Amiens comme il est tout aussi évident que personne ne peut nier le rôle important qu’il a occupé avec son épouse Julia au sein de la résistance.

C’est en leur mémoire que nous devons être fiers que des rues, des places ou des établissements publics portent les noms de celles et ceux qui ont su élever si haut les valeurs d’humanité, de résistance et de justice sociale.

__DE L’INUTILITE DE LA DROITE AMIENOISE A SA STERILITE DANS LES DEBATS ! LES ELU-E-S « COMMUNISTES ET CITOYENS » A L’OFFENSIVE…__

Le débat d’orientation budgétaire suivit du vote de l’exercice 2010 le 10 décembre dernier laissera le visage d’une droite amiénoise défaite et sans projet face à une majorité municipale en action.

Les quelques balbutiements rituels habillés de mensonges, d’incohérences ont révélé une droite aux abois, réduite à une opposition stérile en déphasage avec la réalité affiché par les désengagements financiers de l’Etat face auxquels nous imprimons avec ambition et volontarisme des actions de politiques sociales.

C’est le mandat qui nous a été confié : redonner Amiens à tous les amiénois-e-s par des politiques de solidarité trop longtemps abandonnées.

Comment la droite amiénoise peut elle déclarer « il faut faire rayonner Amiens hors de ses murs… » Alors qu’elle a volontairement écarté les amiénois-e-s de vivre leur ville ?

Au final ce sont 40 millions d’investissement nouveaux qui favoriseront le logement, les travaux dans les écoles, crèches et centres de loisirs, la construction d’écoles nouvelles, un apport de 10 millions supplémentaires pour le réaménagement urbain des quartiers Etouvie et Nord (dont Fafet Brossolette avait été ignoré) et Victorine Autier, d’aménagement de voirie et espaces verts.

Une action globale inégalée en soulignant des lignes budgétaires nouvelles en direction des politiques de la jeunesse, d’adaptation de la ville aux personnes à mobilité réduite, de lutte contre les discriminations et sujet primordial, du triplement des aides accordées au Centre Communal d’action Social…

C’est la révolte politique portée par les élu-e-s « Communistes et Citoyens » autour d’un budget inégalé depuis les 20 dernières années et tellement décrié par la droite amiénoise.

Face à un monde en crise vos élu-e-s ont « pensé le changement » plutôt que « changer le pansement » !

C’est cela une « politique de gauche en résistance, de courage et offensive ».

A toutes et tous, tous nos meilleurs vœux pour l’année nouvelle.

Le groupe « Communistes et Citoyens »

L’heure de vérité : La droite amiénoise vote contre la politique du logement social !

Lors du débat d’orientation budgétaire, les élu-e-s communistes ont réaffirmé leur ambition de poursuivre l’action en faveur du logement social engagée depuis leur élection.

Ce sont 6 millions d’euros qui seront consacrés chaque année (8 fois le budget annuel De Robien !) pour corriger l’inaction de la droite pendant 19 ans et pour inverser les précédentes logiques qui favorisaient le logement de haut standing.

Le droit au logement pour tous et la justice sociale sont les fondamentaux de notre mandat.

L’heure de vérité a dévoilé le vrai visage de la droite amiénoise refusant de voter un vœu des élu-e-s communistes dénonçant la scandaleuse politique gouvernementale du logement dite « loi Boutin » pour accompagner notre action volontaire.

Une loi fragilisant le logement social et la mixité au sein des quartiers en abaissant le plafond des ressources pour y accéder.

Parallèlement le budget logement de l’Etat a été réduit de 10% et les aides à la construction des HLM de 30% alors que les aides à la construction privée ont été supérieures à celles accordées au logement social.

Cette loi vient aggraver une situation intolérable de marchandisation du logement.

Que dire de l’augmentation des surloyers et l’accélération des mesures d’expulsions contenues dans la loi ? Nous nous y opposerons.

C’est un arsenal guerrier que la droite amiénoise cautionne dans la continuité de ses mandats en réaffirmant sa solidarité à N.Sarkozy !

Les communistes sont à l’offensive face aux politiques discriminatoires de l’Etat.

Nous nous sommes engagés. Le droit au logement pour tous est notre action prioritaire pour réinstaller dans la dignité toutes les familles amiénoises fragilisées par la droite.

Tout en percevant les difficultés qui frappent les amiénois, nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année.

Laurent Beuvain Président du groupe « Communistes et Citoyens » Ville d’Amiens

Monsieur le Maire, Cher-e-s Collègues,

Si les élu-e-s « Communistes et Citoyens » devaient résumer le débat de ce soir nous annoncerions, « 2010 un budget en résistance qui va compter pour satisfaire aux besoins quotidiens des amiénois, un budget à l’offensive et ambitieux sur des orientations politiques longtemps laissées en jachères».

Dans le même temps le groupe « Communistes et Citoyens » ne peut se priver de déclamer à l’encontre des politiques drastiques de l’Etat :

« M’en voudrez vous beaucoup, si je vous dit une France, ou l’on punit ainsi celles et ceux qui veulent sauver les services publics et l’exception culturelle de nos institutions, de nos populations, de nos politiques de solidarités ?

M’en voudrez vous beaucoup si je vous dit une France, ou l’on n’est pas toujours du côté du plus fort ! »

M’en voudrez vous beaucoup, si je vous dis une ville, ou la révolte politique gronde à la hauteur d’un budget inégalé depuis les 20 dernières années.

Et ce se soir, pour rester fidèle à la chanson de Ferrat, notre mémoire ne chantera pas en sourdine pour valoriser nos politiques volontaires tellement décriées et niées par l’opposition. Que cela s’entende.

Chacun sait qu’à Amiens, la rumeur à un triste et pénible vécu.

Comme chacun se souvient que celles et ceux qui l’ont animé et colporté ont au final, couverts de honte, longés les murs pour se faire oublier. Février 2008 devrait vous rappeler à plus de réserve sur les critiques que vous énoncées et sur la sanction qui vous a frappé ! Il y a quelque chose d’assez amusant à entendre la droite nous expliquer que nous n’avions pas prévu ou anticiper la crise. Décidément, vos leçons de prospective économique, vous pouvez vous les garder. On a évidemment le droit de tout dire. On n’est pas pour autant obligé de se ridiculiser en disant n’importe quoi aux Amiénois ! Les sujets métropolitains c’est la semaine que nous aborderons Mme Bougon ! Et comme par exemple relayer les messages présidentiels avec mensonge. Heureusement qu’avec la télé couleur, lorsqu’ils se présentent la main sur le cœur nous assurer que les impôts n’augmenterons pas, qu’aucune privatisation du service public ne s’opérera, on a au moins la satisfaction de les voir rougir de leur mensonge! Révélateur non ? Alors, pour nous la gauche, à qui les Amiénois ont donné mandat pour gérer, il s’agit précisément de voir comment, dans ce contexte, nous pouvons promouvoir un autre type de développement que celui qui a conduit à la crise et que vous avez renforcé pour les amiénois en laissant notamment partir au naufrage un grand nombre d’entreprises, d’emplois et une dette pesante ! Face à un monde qui bouge, il vaut mieux penser le changement plutôt que changer le pansement ! Permettez moi en premier lieu de répondre à notre éminent collègue Fred Thorel qui lors du débat d’orientation budgétaire s’étonnait que nous tenions tellement rigueur à l’encontre de l’Etat des politiques d’austérité qui risquent à terme de mettre en difficulté la libre administration des collectivités.

Notre collègue, nous invitait même à enjoindre N.Sarkozy de « laisser Amiens tranquille une bonne fois pour toute » sur le ton de la plaisanterie.

Les privatisations définitives de France télécom et celle rampante de la poste ne nous a pas permit de joindre Mr le Président !

Je me suis donc demandé ce qui avait poussé à la grogne ces milliers de maires, conseillers généraux, régionaux et sénateurs de tous horizons politiques ?

Disposeraient-ils d’une résidence secondaire à Amiens qui les auraient amené à pousser une révolte contre l’injustice qui frapperait la seule ville d’Amiens, privée des bonnes grâces de l’Etat par les pertes de recettes, compensations, dotations, et compensations dorénavant perdues par une scélérate réforme fiscale en préambule du charcutage territoriale, électoral et de la privation de la clause de compétence générale ?

Détrompez vous ! Aucun n’est amiénois et chacun est un scrupuleux gestionnaire des finances publiques face à une cour des comptes qui saurait se rappeler à son bon souvenir contrairement à un Etat dispendieux ayant recourt à l’emprunt pour équilibrer son propre budget de fonctionnement. Et il s’agit bien d’un mal plus profond qui va gangrener et asphyxier toutes les collectivités et institutions françaises dans le mois à venir si ne rien ne change au plus haut sommet de l’Etat.

Ou alors, pour rétablir nos finances, il nous faudrait déclarer la guerre à la Suisse, puis la perdre, afin d’être envahit et de disposer enfin d’une monnaie forte !

Oui Monsieur le Maire, c’est une France exsangue que l’on nous prépare ou plutôt, pour continuer la chanson, « c’est une France que l’on assassine… »… Sarkozisme !

Et le jour est proche ou nous n’auront plus que l’impôt sur les os !

Mais ce soir, vous nous offrait le temps de remettre à l’endroit le caractère courageux qui anime notre majorité.

La volonté politique de construire une ville solidaire, écologique et démocratique pour tous les amiénoises et tous les amiénois.

Ce ne sont plus les bâtisseurs de cathédrale et fournisseurs en pierre de taille qui viendront uniquement embellir une ville destinée à quelques rares privilégiés.

Ce soir nous réaffirmons au travers notre budget 2010 le grand tournant social et culturel qui va rendre Amiens à tous les amiénois et qui va faire renaître et décloisonner les quartiers populaires et leurs populations si longtemps abandonnés.

N’est-ce pas d’ailleurs ce qui a été évoqué dans les propos de Mr le Préfet lors des états généraux de la politique de la ville et je le cite : « j’ai été choqué de voir l’état de délabrement de Fafet-Brossolette » ou encore : « l’Etat approuve la volonté de la ville de s’occuper enfin de Fafet-Brossolette »… et des autres quartiers concernés par le projet ANRU réaménagé et étendu…

Comme si ces déclarations résonnaient comme un réquisitoire à l’encontre des politiques d’abandon de nos prédécesseurs.

Nous ne pouvons qu’approuver les réajustements financiers consentis par notre majorité pour abonder de 10 millions supplémentaires aux 35 millions initialement votés et cela sans compensations complémentaires de l’Etat qui s’ajouteront aux 350 millions votés par l’agglomération. De quoi faire rougir d’envie Fadella Amara.

Le plan de relance gouvernemental s’arrêterait-il aux portes des quartiers populaires pour ne profiter qu’une fois encore aux entreprises déjà largement exonérés de cadeaux fiscaux ?

Revenons-en à notre budget de résistance face aux politiques nationales de restriction, autour de notre budget offensif pour le mieux vivre des amiénois.

Nous faisons ce soir la démonstration qu’avec moins d’apport financier d’Etat et sans augmenter la pression fiscale, ce qui va épargner les ménages, nos choix politiques seront de privilégier l’intérêt général. Progressivement nous nous dégageons des contraintes antérieures et c’est comme cela que nous allons faire plus et mieux.

Avouons tout de même qu’être dirigé par des gens qui fixent le prix de la betterave sans être capable de faire pousser des radis est un scandale !

Mais puisque qu’à Amiens, ville de la rumeur, cette dernière est tenace, il va nous falloir démontrer une fois de plus que face aux dispositions présidentielles qui ne visent qu’à freiner nos capacités d’investissements sauf à les faire peser sur les ménages, la ligne Sarkoziste en matière de répartition des richesses avantageant les plus favorisés va être contrariée.

C’est cela qui va différencier une gestion de droite et une gestion de gauche.

C’est comme cela que nous allons prendre à contre pied les politiques d’austérité que l’on voulait nous imposer.

Même si les conneries c’est comme les impôts, on finit toujours par les payer ! D’où l’urgence d’en finir avec ce gouvernement dans la rue comme dans les urnes…

5 millions d’euros (sur les 30 programmés en 5 ans) en faveur de la politique du logement (10 fois les budgets annuels précédents) alors que dans le même temps l’Etat baisse de 30% ses crédits alloués à la politique social du logement. Du jamais vu depuis 20 ans. De quoi faire rougir Benoist Apparu et Roselyne Bachelot.

6 millions d’investissements travaux (sur les 45 programmés en 6 ans) dans les écoles, crèches et centres de loisirs (une somme inexistante avant 2009) alors que dans le même temps l’Etat s’attaque au statut des salariés de l’éducation publique. Amiens parie sur l’avenir et sa jeunesse. Du jamais vu depuis 20 ans.

6 d’engagés sur un exercice global de 31 millions en 6 ans en faveur de la construction de nouveaux établissements scolaires contre quelque 1 million programmés les années antérieures et non réalisées. Du jamais vu depuis 20 ans.

Un véritable projet éducatif global prenant en compte les besoins de la jeunesse sur l’ensemble des quartiers d’Amiens, alors qu’il n’existait pas de ligne budgétaire les années précédentes sur ces initiatives ni de volonté politique. Du jamais vu depuis 20 ans.

500 mille euros afin d’adapter notre ville aux personnes âgées et handicapées, ce qui placera notre ville depuis nos efforts de 2009 à un taux d’accessibilité des édifices publics de 70%. Qu’elle participation d’un Etat omni absent. Du jamais vu depuis 20 ans.

3 millions en faveur de l’aménagement des voiries et espaces verts, sans prendre en compte les opérations contenues dans l’ANRU. Du jamais vu depuis 20 ans.

531 700 euros (+247 700 d’euros par rapport à 2009) pour la lutte contre les discriminations. Du jamais vu depuis 20 ans.

556 milles euros pour le fonctionnement et la pérennisation des emplois au seins des centres de loisirs (+ 214 550 mille euros). Du jamais vu depuis 20 ans.

100 mille euros destinés au recrutement de personnel chargé de mission et d’assistance sociale auprès du CCAS.

Tout en rappelant le doublement des aides facultatives passant de 130 mille euros en 2008 à 300 mille aujourd’hui. Martin Hirsh en a rêvée et il n’a pas reçus les crédits nécessaires. Nous l’avons fait.

En 2010 ce sont 100 mille euros supplémentaires qui seront affectés au budget global du CCAS.

Du jamais vu depuis 20 ans.

Concrètement, entre 2008 et 2010 le budget des aides facultatives aura été triplé et ce sont près de 510 000 euros qui auront été affecté à l’action sociale du CCAS.

Dites le pour moi… du jamais vu…

Près de 3 millions affectés sur 3 ans aux services à population etc…

J’entends bien le silence pesant sur les bancs de nos collègues qui avaient le cœur sur la main mais le portefeuille dans la poche révolver cousue de fil d’acier ! Mais les temps changent.

Et je n’évoquerais que partiellement le sujet de la sécurité et de la prévention des risques pour lesquels nous abonderons de près de 2 million d’euro en absence des politiques de prévention de l’Etat policier dont ces jours derniers les fonctionnaires de police ont rappelé le peu d’attention qui leur été apporté cantonnés à faire le jeu d’une politique toute répressive et se moquant bien du rôle de médiation qu’ils entendraient jouer au quotidien ?

Je conclurais enfin sur une dernière note positive. L’action positive des outils de la démocratie locale au travers les coordinations associatives, les conseils d’habitants, les balades urbaines, les visites de quartiers, les forums de l’urbanisme etc… autant de moment de rencontres privilégiées avec les habitants co-élaborateur de toutes les politiques structurantes en matière de déplacement, embellissement du cadre de vie, logement et de réinstallation des comité de quartier dans un rôle nouveau et valorisant, subventionnés à hauteur de leur projet innovant et participatif.

Un dernier mot pour relater la richesse de ces rencontres. La dernière en date ayant permit de repenser le redéploiement des banques alimentaires, des épiceries solidaires dans chaque quartier aujourd’hui oubliés et qui contraignent les familles à se déplacer d’un bout à l’autre de la ville.

La prospective est engagée pour corriger ces absences mais pour aussi des transports adaptés afin d’accompagner nos populations les plus fragilisées. Et je ne m’étendrai pas sur notre projet des jardins coopératifs et solidaires.

J’arrêterais la ces quelques exemples. Ils mettent en évidence notre politique ambitieuse et volontariste qui affirme un choix d’orientation budgétaire à l’inverse des 20 dernières années. Un budget véritable bouclier social qui sonne l’offensive d’un vrai plan de relance économique et social pour Amiens et ses populations.

Alors oui chers collègues de l’opposition nous poursuivons méthodiquement nos politiques afin de gommer ces inégalités trop longtemps tolérées.

Et il ne suffira pas d’invoquer « sauver sauver la France, au nom du sacré cœur… » Pour que nous renoncions à ces politiques novatrices de gauche.

Un autre s’est déjà désolidarisé en chantant « ne m’appelez plus jamais France, la France m’a laissée tomber… » Comme le chef de l’Etat souhaite le faire vis-à-vis des collectivités locales, Amiens ne se laissera pas abusée.

M’en voudrez vous beaucoup si je vous dit une ville en passe de gagner son pari de la solidarité réinventée.

Des quartiers en centre ville, des faubourgs villageois, des vallons en collines, du printemps qui va renaître après 20 années de mortes saisons. De ce que nous vivons et écrivons ensemble et de ce que nous imaginons, nous n’en finirons pas d’écrire ta chanson. Amiens, notre capitale, notre France.

Pour conclure Mr le Maire, Mes cher-e-s collègues,

Permettez nous de vous inviter afin de continuer à faire vivre cet air de liberté au delà nos frontières et dans notre ville, pour ces peuples étrangers, et parce qu’aujourd’hui certains usurpent le prestige de notre France, notre France qui continue de répondre au nom de Robespierre.

Au nom du groupe « Communistes et Citoyens » nous déclarons qu’il est temps que le malheur succombe. C’est le sens du budget qui nous fait être ses ardents acteurs.

Nous voterons notre budget « Unis et Solidaires »

Nous vous remercions de votre attention.

Monsieur le Maire, Mes cher-e-s collègues,

Nous avons écouté avec beaucoup d’attention Mr le Maire votre intervention de politique générale, volontariste et ambitieuse pour les amiénois-e-s, un propos fidèle aux engagements politiques que nous avons écrits ensemble, mais empreint d’interrogations et critiques sur les dispositions de l’Etat afin de nous accompagner.

Un propos, étayé par Mr Jacques Lessard qui a rappelé le contexte particulier qui place nos finances locales sous le signe de l’incertitude, bousculées qu’elles sont par des déclarations d’intentions de l’Etat qui conduisent notre ville à un devoir d’extrême prudence face à l’aléa des dotations qui sont à ce jour méconnues.

Faudra t-il attendre Noël ? J’ai bien peur que ce soit plutôt le père fouétard qui se rappel à nous !

Nous avons écouté avec attention les orientations politiques de l’ensemble des membres de l’exécutif par délégation pour la mise en chantier du projet 2010. Nous y souscrivons pleinement. Nous apporterons dans notre intervention des propositions qui vont dans le sens de notre engagement collectif en matière de solidarité, de démocratie et de poursuite des efforts en direction du logement, des écoles et du cadre de vie.

Nous avons également écouté et entendu les propos « critiques » de nos collègues du MPA-Avenir… oui nous avons bien dit MPA et non NPA… Je vous rassure mes cher-e-s collègues, vous n’êtes pas habillés « d’antilibéralisme » sur ce débat… bien au contraire… vous êtes et resterez des collègues fidèles à l’empreintes du Sarkosysme dans notre hémicycle.

J’ai tout de même relevé dans les propos de Mme Griffoin, la proposition de mise en place à Amiens d’une structure innovante en matière de lutte contre les maltraitances au travail, un observatoire des abus. Amiens pourrait être une ville pilote en ce domaine… chasser les entreprises au management douteux…et bien je dits banco et je commencerais pas mettre les pieds dans une célèbre grande école de commerce d’Amiens avec l’accord de Mme Isabelle Mathieu !

Nous avons également apprécié et écouté les propos critiques de Mr Fred Thorel au nom du groupe indépendant nous invitons à faire face à la crise par l’investissement. Investissons, investissons, investissons…

Nous allons peut-être commencer par régler certaines dettes laissées en héritage.

A ce jeu de l’investissement il faut reconnaître que Mr De Robien a été visionnaire. Il a su investir avant la crise, mais patatras, la crise est tout de même arrivée. Cela n’a pas été utile pour mettre les amiénois à l’abri et maintenant il va falloir payer. Il est évidemment impossible d’aborder les enjeux du budget 2010 sans tenir compte de la crise financière qui parcourt toujours le monde. Parce que cette crise rebat les cartes. Parce qu’elle nous fait entrer dans une période nouvelle. Parce qu’elle exige de nous des réponses nouvelles. Parce que -surtout - cette crise a des conséquences sur notre ville et sur la vie de ses habitant, relayé pare les décisions d’austérité du gouvernement qui planent sur notre collectivité. Excusez moi d’ouvrir la boite à gifle, mais à force de se faire karchériser, il va me falloir rétablir un certain équilibre La réforme des collectivités territoriales et de la fiscalité vise avant tout une déstabilisation des institutions. Au moment ou se développent des actions importantes pour la défense de la conception française du service public et ou nous célébrons le 25ème anniversaire du statut de la Fonction publique territoriale comme composante du statut des fonctionnaires. Avec les réformes des finances locales c’est un bouleversement de notre institution et de sa capacité à répondre aux besoins des populations qui nous préoccupent. Une nouvelle perte d’autonomie de gestion se profile avec la suppression de la T.P. Une asphyxie financière de notre collectivité se prépare. Avec le projet de loi de finances pour 2010, le but est explicitement donné : « faire contribuer les collectivités locales à l’effort de réduction du déficit public », or seul l’Etat vote aujourd’hui son budget de fonctionnement en déficit et empreinte pour l’équilibrer avec des taux plus qu’étonnant. C’est peut-être le remerciement des banques qui s’opère après le renflouement à coup de milliards d’un naufrage financier. Merci l’Etat. Il s’agit donc de sanctionner les collectivités vertueuses pour pallier à la gabegie de l’Etat. Jugez plutôt… l’Etat est endetté à hauteur de 1420 milliards d’euros quand les collectivités le sont de 140 milliards, soit 10% de l’endettement national. Chacun appréciera le souci de l’Etat ou plutôt son obsession, emporter dans son fiasco, chaque miette d’euro pouvant être glané sur le dos des politiques publiques, nos politiques. La mesure phare de l’Etat dans la loi de finance 2010 consiste en la suppression de la TP sur les investissements productifs. Sa suppression n’étant pas compensée par des recettes fiables ne permettant plus d’anticiper sur plusieurs années nos projets à réaliser. On le constate, avec le projet de loi de finances 2010 il y aura perte du lien entre entreprise et territoire, perte pour les communes du lien avec l’activité économique. Avec cette reforme des finances locales et celle des collectivités territoriales, c’est un véritable bouleversement des institutions et de leurs capacités à répondre aux besoins des populations qui se prépare. Alors que les charges qu’il nous faut assumer ne cessent de grandir, les recettes de notre collectivité décroissent, nos marges de manœuvres se réduisent. Loin d’être responsable du déficit de l’Etat, nos investissements au contraire soutiennent l’économie et l’emploi et les services que nous rendons aux habitants dans les domaines de la vie quotidienne le prouvent. Il serait tout de même scandaleux que l’Etat force la main à notre collectivité pour inciter à une plus grande contribution des ménages au profit de la diminution de celle des entreprises, de celles et ceux qui engrangent des bénéfices et qui ne seraient plus soumis à l’impôt qui est un fondement de la solidarité nationale et que dire des privilégiés, protégés par un bouclier fiscal honteux ! Nous rappelons que si une réforme de la fiscalité locale est indispensable, elle doit reposer sur une plus grande équité pour les ménages face à l’impôt et dégager de nouvelles ressources pour les collectivités, sans pénaliser l’activité économique, l’emploi et l’attractivité de nos services publics. Pour toutes ces raisons, les élus communistes et citoyens dénoncent le projet de réforme des collectivités qui résonne comme une asphyxie programmé de notre autonomie d’initiative. Compression des ressources de l’Etat, réduction des dotations, transfert de nouvelles charges, baisse des compensations financières dues à la commune… Ces choix sont intolérables et dangereux. Ils hypothèquent l’avenir au quotidien de nos populations. Nos services publics et nos politiques de solidarité sont menacés. En bref, c’est notre solidité financière et notre liberté de gestion qui sont bafoués. En résumé, c’est notre fonction à appréhender les besoins locaux pour y apporter nos propres solutions qui est victime du dépeçage d’Etat. Au final, ce sont les femmes, les hommes, les enfants, les plus fragilisés qui seront une nouvelle fois les victimes du « ensemble tout devient possible ». Cela dépend pour qui ? Quid donc de l’Etat ? Et pourtant, le préambule de la constitution de 1946, reprenant les conclusions du Conseil national de la Resistance fournit les principes sur lesquels reposent nos institutions. A savoir : la nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à son développement ; afin d’y parvenir, il reconnait la place éminente des communes et des services publics qui ont ainsi participé au développement culturel, au progrès social et médical, à l’allongement de l’espérance de vie. Chacun appréciera aujourd’hui, qu’il soit un fait d’accueillir Mme Merkel pour consolider les liens d’amitiés entre nos deux pays, mais qu’entre temps, le chef de l’Etat soit reparti en guerre contre les acquis sociaux et républicains obtenus au sortir de la seconde guerre mondiale est un crime national, un viol de la mémoire et la négation du rôle joué par toutes celles et ceux qui ont composé au delà des clivages politiques et pesé dans les décisions du Conseil National de la Résistance et leur application dans le gouvernement d’union nationale. C’est l’histoire contemporaine de notre pays qui est aujourd’hui foulée du pied. Nous pensons au contraire que le moment est venu pour que s’ouvre une opportunité de réappropriation démocratique de notre histoire et de l’éthique républicaine. Réappropriation de notre histoire ? Comment ? La réforme des collectivités territoriales oppose à la structuration éprouvée : commune, département, nation une structuration alternative : Agglo, régions d’Europe tendant à gommer les niveaux antérieurs. La compétence générale de ces niveaux doit être prioritaire, spécialement le niveau national, qui doit s’accompagner d’une réflexion sur la subsidiarité qui peut être mise en œuvre entre ces niveaux et les solidarités qui doivent être organisées à chaque niveau. Il faut qu’il soit clair que l’intérêt général se définit au niveau national si tous les citoyens et leurs regroupements territoriaux doivent concourir, chacun dans leur compétence respective, à sa définition : c’est un principe de la république ; les collectivités territoriales n’ont pas de compétences législatives propres. Mais il y a un autre principe de la république, celui de la libre administration des collectivités territoriales posé dans le cadre constitutionnel actuel par l’article 72 de la constitution. Serions nous alors archaïques pour défendre cette exception culturelle à la Française ? Messieurs Juppé, Raffarin seraient-ils devenus fous pour considérer cette réforme fiscale et territoriale comme une « connerie monumentale » ? Soyons sérieux. La réforme sur les collectivités est un procès à charge injuste, mensonger et démagogique. Elle est l’ultime point d’étape d’un processus qui vise à la suppression des collectivités locales et avec elle, la suppression des services publics locaux que nous mettons en œuvre. Ce n’est pas une réforme démocratique. Moins de moyens pour plus de centralisme et de contrôle, Bonaparte est de retour. Et finalement, heureusement que nous ne sommes pas en région Ile de France, sinon nous aussi nous verrions une partie de notre territoire préempté ou plutôt réquisitionné par l’Etat au nom de l’intérêt général ! Alors un débat d’orientation budgétaire contraint donc, mais qui dans les propos de mes prédécesseurs de la majorité montre notre volonté d’agir et d’être en résistance. D’agir et de respecter notre programme afin de résorber les inégalités sociales, dans cette ville au 27 quartiers respirant un air bien différent selon qu’ils soient composé de familles aisés ou modestes, les services n’étaient pas les mêmes… les attentions non plus, pour ce qui concerne l’ANRU, les retards et les oublis vont être corrigés. Certes ce n’est pas l’Etat qu’il faudra remercier mais l’effort financier de notre collectivité. + 35 millions d’euros, seul, sans un coup de pouce. Pour nous, donc ce budget, en résistance et combatif ne sera pas un budget purement technique en attendant tranquillement le printemps. Car les femmes et les hommes n’hiberneront pas cet hiver, ils continueront de vivre et d’être frappé par la crise, nous allons donc agir, intervenir. Mais avant tout… A quand une ardoise géante sur le parvis de l’hôtel de ville ? Une ardoise géante qui dirait aux Amiénois la note que l’Etat leur doit ? Une ardoise géante en guise d’opération vérité qui inviterait l’Etat à rendre aux Amiénois l’argent qui leur revient ? Et puis, franchement, quand on fait cadeau de 360 milliards d’euros aux banquiers qui font les poches des salariés pour le jouer en Bourse, on peut bien trouver les quelques millions d’euros qu’on doit aux Amiénois. Les effets de la crise sont lourds de conséquences sociales, pour les Amiénois, avec le risque du chômage, la précarité, les difficultés de pouvoir d’achat. Je vous invite d’ailleurs à entendre le cri d’alarme lancé par les associations caritatives Amiénoises très inquiètes, mais aussi par les banques alimentaires en alerte face à l’affluence des demandes. Cela en dit long sur les conséquences sociales de la crise qui risquent de s’aiguiser. Cela en dit long aussi sur les efforts que nous devons déployer pour amortir les effets de la crise sur les Amiénoises et les Amiénois. Cette crise, nous voulons le redire, doit aussi avoir des conséquences sur nos choix politiques. Cette crise, ce krach, c’est aussi un krach idéologique, le krach d’une politique, celle dont la droite nous chante les louanges jusqu’à plus soif. C’est le krach de l’idéologie du tout marché, du tout privé, de l’argent roi, de la concurrence libre et non faussée. Alors, dans ces conditions, la droite Amiénoise ferait mieux de faire profil bas, de mettre en sourdine ses leçons de prudence et de bonne gestion dont elle nous rebat les oreilles à chaque fois qu’elle en a l’occasion. Où devons nous lui rappeler les 150 millions de dette cachée qui se sont invitées dans les exposés des CRAC. Très franchement personne n’y été préparé. Il y a quelque chose d’assez amusant à entendre la droite nous expliquer que nous n’avions pas prévu la crise. Décidément, vos leçons de prospective économique, vous pouvez vous les garder. On a évidemment le droit de tout dire. On n’est pas pour autant obligé de se ridiculiser en disant n’importe quoi aux Amiénois. Alors, pour nous la gauche, à qui les Amiénois ont donné mandat pour gérer, il s’agit précisément de voir comment, dans ce contexte, nous pouvons promouvoir un autre type de développement que celui qui conduisit à la crise. Nous souhaitons que le budget prenne en compte le contexte de crise dans lequel nous sommes. Ce n’est pas faire moins que ce que nous avions prévu. C’est faire au mieux pour répondre aux enjeux de la période. En un mot, la crise et les désengagements de l’Etat ne doivent pas nous inciter à être timorés ou immobiles. Elle doit nous inciter à faire preuve d’audace dans un certain nombre de secteurs clés qui permettent de faire face à la situation. Face au bouclier fiscal nous appelons à renforcer le bouclier social pour amortir les effets de la crise. Dans ce contexte, nous considérons que la Ville doit contribuer à la mise en place d’un véritable bouclier social. Le risque est grand qu’un nombre important d’Amiénois rognent sur les budgets fondamentaux. C’est donc notre rôle d’allumer des contre-feux sociaux, de permettre aux Amiénois d’accéder aux droits les plus essentiels. Nous pensons d’abord au droit au logement pour tous. L’élu e s communiste au sein de la majorité ont largement contribué à impulser cet effort nouveau, ce poste budgétaire réanimé…. Ainsi, pendant que la droite proposait de vendre le logement social et le foncier aux opérateurs privés nous faisons le choix de produire davantage de logements sociaux. Voilà une manière de répondre à la crise. Et les élus communistes seront pleinement mobilisés avec vous monsieur le maire pour faire en sorte que les financements soient au rendez-vous et qu’au terme de la mandature nous ayons atteint le seuil de logements que nous annoncions dans notre programme. Oui à Amiens, chacun doit avoir droit à un logement de qualité, permettez moi de dire « un bel appart, un bon appart» cela n’est pas aujourd’hui les dispositions de Nicolas sarkozy. Nous pensons également important de mettre en place une cellule municipale de veille contre les expulsion locatives et les coupures énergétiques. C’est un dispositif légal, comme il en existe déjà en France, nécessitant un pôle public municipal du logement pour lequel interviendraient les travailleurs sociaux en lien avec les bailleurs publics et privés. Il nous semble opportun de relancer notre proposition d’un plan d’urgence pour faire face à la crise en destination des personnes et des familles touchées par les licenciements ou le chômage partiel ou technique. Nous déciderions ainsi de mettre en place un ensemble d’aides financières ponctuelles… d’aides aux charges de l’habitat d’un montant de 80 euros, d’un prêt sans intérêt pour un an, et selon le contexte familial l’étude de tarifs adaptés et dégressifs pour les enfants durant 3 mois au sein des cantines scolaires et pour l’accueil pré et postscolaire. Parallèlement, nous pourrions envisager une aide à la mobilité pour soutenir les familles à l’occasion de déplacements médicaux, éducatifs, professionnels… Deux propositions novatrices qui pourraient accompagner l’effort déjà considérable que nous avons décidé de confier au budget du CCAS qui cette année encore Mr la Maire fera l’objet d’une revalorisation importante. Nous nous en félicitons. Cela concourt pleinement à nos engagements de résorption des inégalités et des injustices qui ravagent notre territoire. Nous pensons ensuite au droit à la santé. Un 2ème point essentiel pour amortir l’effet de la crise : l’accès à la santé. Nous savons que dans ce domaine les inégalités les plus criantes se font jour et qu’on n’a pas la même espérance de vie selon le milieu auquel on appartient. Amiens est une ville où l’offre de soins publics doit être préservée avec les inquiétudes de fermetures de lits et de suppressions d’emplois que nous pressentons sur le futur regroupement hospitalier Sud… la modernisation des hôpitaux publics ne peut annoncer la rationalisation des moyens, nous devons être vigilant sur le devenir de l’offre public de santé à Amiens, notamment avec les interrogations suscités sur la fermeture de l’hôpital nord et le fort attachement des populations auprès de ce service d’urgence de proximité. Nous pensons également au droit à l’emploi. Nous validons les efforts qui sont proposés dans le domaine de l’innovation. Nous souhaitons aussi que des actions spécifiques soient menées dans les quartiers Politique de la Ville où, non seulement il s’agit d’accompagner les chômeurs à trouver un emploi, mais à veiller à l’implantation d’activités qualifiantes pour celles et ceux qui y résident. Permettez-nous à ce sujet de rappeler que dans ces quartiers culminent 25 à 35% % des demandeurs d’emploi. Il nous faut parier et agir pour un véritable développement économique dans ces quartiers. C’est le sens des politiques de la ville sous l’égide de F.Lec que nous validons dans son orientation et qui rattrape les malheureux oublis d’un dossier resté bien vide sous l’ère de nos prédécesseurs quoi qu’ils en disent. Il est vital d’y développer des services, mais aussi des PME/PMI d’activités dites traditionnelles en capacité de créer des emplois. Bouclier logement, bouclier santé, bouclier emploi, voilà quelques uns des éléments constitutifs du boucler social qui permettra d’amortir les effets de la crise sur les Amiénois et dont vous avez largement abondé Mr le Maire ce soir dans vos interventions pour rassurer les amiénois sur nos politiques volontaires. Pour préparer l’avenir, promouvoir un autre mode de développement Amiens doit donc parer à l’urgence. Dans un contexte particulier. Dans le même temps, Amiens doit contribuer à préparer l’avenir. Et cela suppose de promouvoir un autre mode de développement. La crise signe l’échec des politiques libérales. A nos yeux, Amiens doit contribuer à promouvoir un type de développement nouveau qui contrecarre le choix du tout privé et qu’elle promeuve l’économie sociale et solidaire. Cela suppose que notre ville mette le cap sur les alternatives au tout marchand et que nous revalorisions toutes les politiques de service public. Nous relevons avec satisfaction la poursuite des investissements énergétiques lourds dans les écoles et pour les bâtiments publics. C’est un enjeu et un pari pour l’avenir. Nous nous réjouissons enfin, malgré les menaces qui pèsent sur notre autonomie financière que nous ne soyons pas contraint d’avoir recourt à l’augmentation de la pression fiscale. Respect des engagements, investissements maîtrisés, continuité des services rendus aux amiénois… nous démontrons notre résistance aux politiques d’austérité que l’on aimerait nous imposer. Certains feraient bien de s’en inspirer. Cette année, il nous semble nécessaire de bien rapporter aux amiénois les réalités de notre budget et la fidélité de notre gestion apposée au côté de notre programme municipal. Nous y collons pile poile. Monsieur le Maire, vous l’aurez compris. Dans ce débat budgétaire, vous pourrez compter sur la détermination des élus communistes et citoyens, sur leur combativité, sur leur volonté farouche de réaliser nos engagements communs, unis et solidaires.

Je vous remercie.

Conseil municipal du jeudi 25 juin 2009

Délibération "subvention aux établissements privés" Déclaration de Mr Laurent Beuvain, Président du groupe "Communistes et Citoyens"

Monsieur le Maire, Cher-s-s Collègues,

Permettez-moi avant tout une petite devinette! Qui a dit: "Un pays qui croit dans l'avenir, c'est un pays qui investit dans l'éducation de ses enfants…"?

En bien il s'agit de Monsieur Luc Chatel, fraîchement nommé ministre de l'éducation nationale, dans son discours de prise de fonction mardi 23 juin, en remplacement de Monsieur Darcos, partit sévir ou créer le miracle au ministère l'emploi… mais ne nous faisons aucunes illusions!

Derrière le discours de Luc Chatel, c'est la continuité du grand écart entre les déclarations et les actes.

Jugez plutôt cher-e-s collègues. Entre 2007 et 2009 ce sont 24 700 emplois qui ont été supprimés dans l'éducation nationale. 16 000 sont de nouveaux programmés pour l'année 2010 afin de totaliser 80 000 suppressions de postes cumulés d'ici la fin 2012!

Chacun constatera avec effroi que la saignée continue dans l'éducation et qu'elle résonne comme une véritable entreprise de casse du service public de l'enseignement, de la maternelle jusqu'à l'université.

Nous vivons la pire attaque contre l'école républicaine et laïque de notre histoire. Il va falloir y mettre un terme.

Mais permettez-moi un aparté en réponse aux propos de l'un de nos collègues affirmant l'état d'abandon de la ville d'Amiens en 1989.

Si c'était le cas, ce qui est archi faux, comment justifiez-vous notre engagement annuel de 6 millions d'euros pour subvenir aux réhabilitations, réaménagements des écoles amiénoises pour un total de près de 36 millions pour l'ensemble de notre mandat!

Ce soir Monsieur le Maire, vous nous proposez de voter une délibération attribuant des fonds publics aux établissements privés. Allons-nous sombrer par esprit de revanche avec des mesures de rétorsions? Non, car nous sommes responsables et nous ne ferons pas porter aux personnels enseignants et d'encadrement, aux enfants et aux familles fréquentant les établissements privés, les erreurs d'un gouvernement qui bafoue ses obligations régaliennes en direction de l'école laïque.

Et par la même logique nous tordrons le cou à cette funeste rumeur, à ce mensonge propagé par nos adversaires entre les deux tours des élections municipales selon laquelle nous allions liquider les établissements privés. ils en seront pour leurs frais…

Monsieur le Maire, Cher-e-s collègues,

Nous serons fidèles aux engagements politiques pris devant les électeurs et dans notre accord politique comme nous serons fidèles à l'esprit d'une précédente délibération visant à ne pas pénaliser les établissements privés, mais en poursuivant progressivement la diminution des dotations publiques afin que celles-ci respectent au centime près, ni plus, ce pourquoi la loi nous astreint.

Evidement nous restons critiques sur ce mode de financement, mais nous n'ouvrirons pas une guerre des écoles au sein de notre assemblée. Il appartiendra aux futurs législateurs, les parlementaires de changer la loi et de trouver des modes alternatifs de subventionnement qui ne sauraient continuer de plomber les finances de nos collectivités déjà mises à mal.

Nous continuerons de travailler sans relâche, pour que dans les temps futurs, d'autres gouvernements replacent le budget de l'école public, laïque, républicaine comme la priorité de l'action politique, seul gage d'efficacité et d'égalité des chances pour la réussite de toutes et tous.

Je vous remercie.

Conseil d'agglomération du 2 juillet 2009

Délibération "Aide exceptionnelle de 25 000 euros pour les Goodyear" Déclaration de Mr Laurent Beuvain Président du groupe "Communistes et Citoyens" Monsieur le Président, Cher-e-s collègues, Je me suis déjà longuement exprimé lors du conseil extraordinaire du 5 juin sur la dramatique qui frappe les Goodyear et les monde salarial en général. Je ne relaterais donc pas les 4 propositions de lois déposées par les députés communistes que j'ai évoqués et dont chacun trouveras la trace dans le compte rendu vidéo des assemblées par la voix numérique du site internet d'Amiens. Monsieur le Président, Cher-e-s collègues, Je réédite ma proposition de constitution d'un groupe de travail et de réflexion qui devrait réunir des représentants des institutions Régionales, Départementales, Métropolitaines, Monsieur le Préfet, Monsieur le commissaire à la réindustrialisassions, l'ensemble des syndicats afin de construire, élaborer un projet alternatif de pérennisation du site et de l'emploi. Les syndicats, notamment la CGT, ont produit un précieux et sérieux document analytique des problématiques rencontrées par Goodyear en fléchant les investissements nécessaire pour répondre positivement à la sauvegarde des emplois et du site à Amiens Nord. Il me semble que nous serions bien inspirés de mettre rapidement cette commission en place pour dénoncer le plan patronal avide de servir les intérêts des actionnaires au détriment des emplois et des milliers de familles. De plus cela mettrait en lumière toute l'intelligence de la force publique dès lors qu'elle sait faire confiance à celles et ceux qui au quotidien vivent et travaillent dans l'entreprise. Oui, il y a du savoir faire et des perspectives humaines si l'on prend le temps d'écouter les propositions des salariés. Nous serions donc bien inspirés de mettre en parallèle deux démarches bien différenciées… l'une qui est financière et l'autre qui place l'être humain au cœur des préoccupations, au cœur de la vie. Enfin Monsieur le Président, il faut un plan social d'urgence tout de suite! Les salariés, tous les salariés touchés par la crise, doivent pouvoir bénéficier de la solidarité de notre collectivité, de notre soutien dans la lutte de notre majorité de gauche. C'est pourquoi, je me prononce au nom de mes camarades pour la création d'un mécanisme social ou licenciement économique ou chômage partiel comprenant: Un conseil juridique pour éviter les poursuites après un retard de loyer; une aide financière d'urgence de 75 euros; une aide aux charges liées à l'habitat de 87 euros; un prêt sans intérêt d'un maximum de 900 euros; la gratuité ou des tarifs dégressifs pour la cantine scolaire, la gratuité de l'accueil post scolaire pendant 3 mois; l'application d'un tarif C.A.F d'urgence pour l'accueil en crèche… Ces propositions ne sont pas exhaustives. Il s'agirait d'un dispositif soumis à des conditions précises que nous avons déterminées et que nous vous proposerons prochainement. Un fond spécifique, une aide conjoncturelle qui s'inscrit pour éviter aux familles de tomber dans la spirale du crédit et du surendettement. Par ailleurs nous voterons bien évidemment votre projet de délibération, une aide exceptionnelle de 25 000 euros afin d'aider les Goodyear dans leurs démarches juridiques. Je vous remercie.

Parrainage Républicain en Mairie d'Amiens

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Mercredi 1er Juillet a eu lieu dans la salle des Mariages de la mairie d'Amiens une cérémonie de parrainage républicain de 9 familles amiénoises sans papiers .

Les élus Communistes et Citoyens, fortement impliqués, étaient là.

Un moment de solidarité, d'émotion et d'engagement...

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Goodyear : un engagement politique.


Demain, jeudi 11 juin, les salariés Goodyear du site Amiens Nord se rendent à Rueil Malmaison où à lieu le Comité central d'entreprise. Des élus les accompagneront.

Mais les initiatives du groupes sont aussi politiques... comme le rappelle cette lettre de Laurent Beuvain aux représentants syndicaux de l'entreprise.

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Laïcité - Mobilisation


Le décret du 16 avril 2009 met à mal l'un des piliers de la laïcité. Un Collectif pour la promotion de la Laïcité s’est constitué. Il a déposé un recours pour excès de pouvoir devant le Conseil d'Etat.

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Front de Gauche

Les résultats du Front de Gauche aux élections européennes.

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Justice sociale : propositions de loi.

Les propositions de loi déposées par les députés communistes et le Parti de gauche ont été rejetées ce mardi.

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Laïcité en danger


Le décret du 16 avril 2009 met à mal l'un des piliers de la laïcité. La République n'a plus le monopole de la délivrance des titres universitaires.

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Front de Gauche - Meeting du 2 juin

Front de Gauche

Grand meeting du Front de Gauche à Amiens le 2 juin

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Vœu présenté par la majorité municipale à l'initiative des groupes communistes et verts lors du Conseil Municipal du 20 mai 2009.

En l'absence des élus de l'opposition, le vœu est adopté à l'unanimité.

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Front de Gauche - Conférence de Presse


Front de Gauche
Conférence de presse du Collectif d’animation du « Front de Gauche » d’Amiens.

Déclaration du PCF (Laurent Beuvain).

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1ère conférence de presse du "Collectif de liaison de la gauche municipale Amiénoise pour la défense de l’emploi" le lundi 11 mai 2009.

Intervention de Laurent Beuvain, secrétaire de la section PCF d'Amiens, qui souligne l'importance des projets de loi présentés le 28 mai prochain par les députés communistes...

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Front de Gauche - Conférence de Presse


Front de Gauche

Mardi 12 mai : Conférence de Presse.

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Front de Gauche

Lundi 18 mai : Soirée d'échange autour des enjeux européens.

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Si la solidarité devient un délit...


Vœu présenté en Conseil Municipal le 16 avril 2009.

Face aux drames humains que vivent les sans-papiers, de nombreux citoyens font preuve de solidarité en les aidant de façon désintéressée.

Ce faisant, ils s’exposent au « délit d’humanité » sanctionné par l’article L622-1 du code d’entrée et de séjour des étrangers (CESEDA).

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